Débit Internet : l’Algérie à l’avant-dernière place selon le Speedtest Global Index

L’Algérie continue à récolter les mauvais scores, avec cette fois un classement des moins reluisants en termes de débit Internet.

A l’heure où beaucoup de pays augmentent de manière significative leur débit Internet, l’Algérie est l’un des derniers à migrer vers le haut débit. Elle figure, malheureusement, à l’avant-dernière place mondiale sur 130 pays concernant la vitesse de connexion de l’Internet fixe, et à la 121e place sur un ensemble de 124 pays testés en ce qui concerne l’Internet mobile.

Ce classement qui date du mois d’octobre dernier a été réalisé par Speedtest Global Index, un organisme de référence dont les données font état d’un recul de deux points pour l’Algérie. Les spécialistes du domaine déplorent que « l’Algérie soit à la traîne dans le domaine des TIC en général ».

Ainsi, avec une vitesse de 3,94 Mbps, l’Algérie se place juste devant le Yémen classé dernier et qui dispose d’une vitesse de 2,94 Mbps.

Comparé à nos voisins les plus proches, on est loin de leur classement même s’il demeure insuffisant. La Tunisie occupe la 119e place avec une vitesse de 8,19 Mbps pour le fixe et la 66e place avec 20,84 Mbps pour le mobile. Le Maroc, se positionne quant à lui à la 101e place, avec 13,59 Mbps pour ce qui est du fixe et à la 75e place avec 18,19 Mbps pour le mobile.

Dans les pays arabes, les Émirats et le Qatar occupent les 7e et 8e places, avec respectivement des débits mobiles de 52,79 et 51,12 Mbps. En ce qui concerne le débit fixe, les Émirats se positionnent à la 51e place avec 34,85 Mbps et le Qatar à la 53e place avec 34,14 Mbps. 

Au niveau international, Singapour est classé premier pour ce qui est du fixe avec un débit de 181,47 Mbps. En ce qui concerne l’Internet mobile son score est de 57,28 Mbps, ce qui le place derrière la Norvège et l’Islande avec respectivement des débits mobiles de 67,17 Mbps et 67,05 Mbps.

Youcef Boucherim, expert international en TIC s’est exprimé en assurant que « Nous devons avoir des contenus algériens, des Data center en Algérie et des sites web hébergés en Algérie comme nous devons exploiter toutes nos potentialités ». Il a ajouté, en faisant référence au satellite lancé par l’Algérie en 2017 et resté inexploité : « Ce sont des solutions de soutien imparables. Le satellite donne une marge importante d’accessibilité à internet, ne serait-ce que pour les zones enclavées et autres ».

Farid Farah, un autre spécialiste dans le domaine, explique : « Il faut laisser les opérateurs avoir leurs propres bandes passantes (câbles marins) pour améliorer la connectivité car ils peuvent s’avérer un très bon complément à ce que fait l’État », en ajoutant : « Pour le mobile, il existe un manque de canaux fréquentiels en plus d’une surutilisation des données importées qui passent par des câbles sous-marins. Et comme l’Algérie a besoin de nouveaux câbles, il faut mettre les moyens et consentir à davantage d’investissements ».