Le ministère de l’intérieur affirme que les personnes refoulées au sud du pays sont des faux migrants

Selon le directeur chargé de l’immigration au ministère de l’Intérieur, les personnes refoulées dernièrement aux frontières sud du pays ne sont pas des migrants, en qualifiant d’erronées les informations diffusées à ce sujet.

Hassan Kassimi a déclaré à l’APS que : « D’abord ils les ont présentés comme étant des migrants alors qu’ils ne le sont pas. Pourquoi ne sont-ils pas des migrants ?  Tout simplement ce sont des membres de l’armée syrienne libre qui étaient à Alep », en regrettant que certaines organisations des droits de l’homme reprennent de fausses informations.

S’interrogeant au sujet de ces personnes, le responsable se demande, si elles étaient vraiment menacées dans leur vie, pourquoi n’ont-elles pas demandé le droit d’asile en Turquie lorsqu’elles y sont entrées ? Il a ajouté que ces gens-là ont bénéficié de faux passeports soudanais, en se posant un certain nombre de questions au sujet notamment de la partie qui finance leurs déplacements, protection et encadrement.

Concernant le parcours de ces personnes, M. Kassimi a relevé qu’à partir de la Mauritanie, elles entrent au Nord du Mali où elles sont protégées et escortées par des groupes terroristes jusqu’à Ain Khalil pour entrer dans le territoire national via Timiaouine. Il ajoute qu’elles empruntent parfois un autre itinéraire, où elles se rendent d’abord par avion du Soudan à Bamako puis remontent vers Agadez, aidées par des complices locaux, qui les mènent jusqu’aux frontières algériennes.

Répondant à la rumeur faisant état du refus de l’Algérie de prendre sous sa protection ces personnes, le responsable s’est expliqué : « si c’étaient vraiment des migrants en détresse et qu’ils avaient besoin de la protection des autorités algériennes, pourquoi, quand ils sont arrivés aux frontières algériennes, ils ne se sont pas adressés aux autorités algériennes qu’ils ont évitées pour échapper au contrôle des autorités publiques »

Kassimi a souligné que ces personnes ont été interceptées en train de franchir de manière illégale les frontières algériennes, et ont été par la suite installées dans le centre d’accueil de Tamanrasset.