Le monoxyde de carbone, cet ennemi invisible

Chaque année, en hiver, l’actualité algérienne est marquée de manière quasi quotidienne par des drames provoqués par l’inhalation de monoxyde de carbone, ce gaz inodore, incolore et non irritant qui tue en silence.

A chaque nouveau drame, le même constat est dressé par les agents de la Protection civile : fuites indétectables au niveau des appareils de chauffage, manque d’aération et vétusté des appareils traditionnels.

Les bilans renvoient à une véritable hécatombe et malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, les chiffres avancent. Ainsi, et pour l’année 2018, les statistiques font état de 227 personnes intoxiquées par ce gaz mortel dont 59 en sont décédées. Quant à ce début d’année 2019, 25 morts ont été recensés durant les 12 premiers jours de ce mois de janvier, dont 17 en l’espace de 48 heures !

Les solutions pouvant éviter ces drames sont pourtant simples, la première est l’aération qui reste une pratique salutaire, ainsi que l’utilisation de détecteurs disponibles sur le marché national.

En cas d’exposition à ce gaz dangereux, les signes qui doivent alerter sont des vertiges, des maux de tête ainsi que des nausées. Ils sont suivis généralement d’une perte de connaissance.

Il devient urgent que le gouvernement se penche sur ce phénomène et trouve d’autres solutions que les campagnes de sensibilisation, car le monoxyde de carbone est devenu l’une des premières causes de mortalité en Algérie.