Les partis de la mouvance islamiste plus que jamais divisés à l’approche de l’élection d’avril prochain

A moins de trois mois de l’élection présidentielle, les partis islamistes semblent plus que jamais dispersés. La mouvance islamiste se divise en une vingtaine de formations qui n’envisagent pas de rassembler leurs forces réduites à leur présence formelle sur l’échiquier politique national.

Les tentatives d’Abderrezak Mokri, président du MSP de fédérer tous ces courants autour d’une candidature unique pour l’élection présidentielle du 17 avril prochain, ont échoué, à cause de querelles de leadership.

S’il y a un facteur qui unissait ces partis d’obédience islamique, c’est bien le fait d’avoir cru, il y a cinq ans, que la situation de l’époque, caractérisée par le fameux « printemps arabe », leur était propice pour s’accaparer le pouvoir. L’incapacité des Frères musulmans égyptiens et tunisiens à gérer correctement leurs pays a refroidi l’enthousiasme de leurs partisans.

Alors que le MSP a choisi le camp de l’opposition, El-Islah qui avait refusé en 2014 de reconnaître la réélection d’Abdelaziz Bouteflika, soutient son éventuelle candidature.
 

De son côté, le Front pour la Justice et le Développement d’Abdellah Djaballah, remettant d’ores et déjà en cause la crédibilité du scrutin, a préféré le boycott. « Concernant mon éventuelle candidature, je vous dis que – moi – j’ai essayé plusieurs fois… Et comment voulez-vous que j’essaie à nouveau alors que je sais pertinemment que les élections ne seront ni libres ni transparentes. Je ne veux pas être un personnage dans une pièce théâtrale »assure le président de ce parti.