La Laddh dénonce l’usage de bombes lacrymogènes à l’intérieur du tunnel des facultés à Alger

Dans un communiqué signé par son président Maître Nourredine Benissad, la Ligue algérienne des droits de l’homme « Laddh » a dénoncé l’utilisation du gaz lacrymogène vis-à-vis des manifestants pacifiques, notamment dans le tunnel des facultés. Cet acte a provoqué des scènes de panique, des évanouissements et des sensations d’étouffement chez des personnes âgées, malades et des personnes à mobilité réduite.

La ligue rappelle que l’usage des  bombes lacrymogènes, devrait obéir à des règles bien définies, notamment les sommations préalables. Or, dans ce cas précis, les manifestations sont pacifiques. La Laadh a ajouté que la répression face aux revendications politiques du peuple algérien ne fera que compliquer la situation.

Dans son communiqué, la ligue a également dénoncé les entraves à la liberté de circuler et les tentatives d’empêcher les manifestations dans la capitale via les différents dispositifs policiers installés dans les rues principales.

Tout en appelant les Algériens à maintenir « intacte » la mobilisation populaire, la Laddh estime que les réponses aux revendications du peuple algérien ne peuvent être que politiques, en ajoutant qu’ « Il s’agit aujourd’hui plus que jamais pour les tenants du pouvoir d’aller vers une plateforme patriotique à même d’être en symbiose avec le peuple et d’aller vers une transition démocratique et apaisée pour une deuxième république respectueuse des libertés individuelles et collectives ».