Réorganisation du Baccalauréat algérien effective dès 2021

Le ministère de l’Education nationale lance, dès le début de l’année prochaine, une campagne d’information pour expliquer la nouvelle version du bac, qui s’apparente plus à une «réorganisation» qu’à une réforme. Ainsi, selon le chargé de communication auprès du ministère de l’Education, Abdelkrim Kadourli, un bulletin d’information, sera diffusé, à partir de janvier prochain, sur toutes les chaînes télévisées, publiques et privées.

Cette campagne à destination de la famille de l’éducation, aux élèves et à leurs parents lèvera toutes les ambiguïtés autour de ce projet. L’ensemble de ces changements ne sera effectif qu’à partir de la session 2021.

Une fois le baccalauréat réorganisé, le nombre de jours d’examens sera réduit avec maintien de toutes les matières. L’évaluation continue sera également prise en compte. Ainsi les élèves devront désormais redoubler d’efforts à partir de la deuxième année secondaire jusqu’à la terminale, où ils travailleront davantage pour obtenir de bonnes notes toute l’année, vu que ces dernières seront comptabilisées.

Lors d’une conférence de presse consacrée aux résultats du premier trimestre de l’année scolaire en cours, M. Hadj Sadok, sous-directeur de l’enseignement secondaire au ministère de l’Education nationale, a expliqué : « Le projet de réorganisation du Baccalauréat sera lancé à partir de 2020 avec l’intégration, dans un premier temps, de l’évaluation continue durant l’année scolaire 2019/2020, avant de procéder à la réduction du nombre des jours des épreuves écrites à trois (3) jours au lieu de cinq (5) sans, pour autant, supprimer une quelconque matière ».

Bien que ce projet ait été favorablement accueilli par l’ensemble des partenaires sociaux (syndicats et parents d’élèves), des interrogations fusent au sein même de la famille de l’éducation, au sujet des modalités d’application de l’évaluation continue. Il y a une forte inquiétude concernant les éventuels abus en matière d’attribution des notes. Même si le ministère de l’Education nationale assure que les notes de l’évaluation continue des élèves seront transmises chaque fin de trimestre à l’ONEC (Office national des examens et concours), les craintes subsistent quant au risque de voir des enseignants des deux secteurs public et privé hausser ou même baisser artificiellement les notes des élèves.

Le ministère, affirme, de son côté qu’en vue de préserver toute l’aura de l’examen du baccalauréat, le coefficient des notes des épreuves écrites sera plus élevé que celui des notes de l’évaluation continue.