L’Algérie va-t-elle recourir à l’endettement extérieur ?

Afin de réduire le déficit de ressources financières que connaît le budget de l’Etat, les économistes algériens préconisent le recours à l’endettement extérieur. Toutefois, ils semblent divisés au sujet du type d’endettement.

D’un côté, nous avons des économistes qui préconisent un endettement « risqué ». Mourad Goumiri et Lachemi Siagh suggèrent carrément le recours à des crédits commerciaux auprès de banques commerciales internationales, à l’instar de Bnp Paribas, HSBC, Société Générale, ou la Deutsh Bank.

Avec ce type de crédit qui requiert une notation positive par les grandes agences de rating reconnues à l’échelle internationale, l’Algérie risque de se voir attribuer une mauvaise note à cause de son contexte politique actuel, ce qui induirait l’octroi d’un crédit désavantageux avec un taux d’intérêt élevé et une durée de crédit courte en plus du paiement d’une prime de risque élevée.

D’un autre côté, les spécialistes en économie Rachid Sekal et Mohamed Cherif Belmihoub prônent un endettement extérieur « très prudent ». Sachant que l’Algérie n’a actuellement quasiment pas de dettes (4 milliards de dollars seulement), elle bénéficie de ce fait, de suffisamment de marges de manœuvre en termes de financements extérieurs.